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Le village de Roquefort, situé au pied de l'impressionnante
falaise dite de 'La Roque' couvre un vaste territoire de 4.544 hectares. De
nombreux vestiges ont permis de rendre compte d'une occupation humaine depuis
les temps préhistoriques. Ainsi à l'ouest de la commune, une allée couverte
a été localisée. Des tumulus qui semblent remonter à l'age du fer ont également
été mentionnés sur plusieurs sites. A proximité de la falaise rocheuse surplombant
le village, des tombes chalcolithiques ont été signalées. Au nord de la commune,
des travaux de défonçage ont mis à jour une nécropole de type champs d’urnes.
Au nord-est du territoire communal, l'emplacement d'une villa gallo-romaine
a été repéré, livrant de nombreux vestiges dont une remarquable statue de Priape
et une inscription funéraire conservée au Musée archéologique de Narbonne.
Si l'empreinte de la romanité a fortement marqué
le territoire de Roquefort, la période médiévale sera également signifiante.
La première mention textuelle du lieu, sous la forme "Rocafort" ,
remonte à l'an 1141. C'est en 1219 qu'est évoqué le "castrum" (lieu
fortifié) de Roquefort ; en 1272, Aimeric, Vicomte de Narbonne et son frère
Amalric dénombrent le dit "castrum". En 1503, Bertrand de Montredon
déclare tenir du vicomte de Narbonne le lieu de Gasparets (sur la commune de
Roquefort). La même année, un certain Guillaume de Lom (ou Delom) dit tenir
de la vicomté de Narbonne le lieu de Roquefort. En 1519 Guillaume De Lom est
dit "Sieur de Roquefort". En fait deux grandes familles se partageront
le territoire de Roquefort, les De Lom d'une part et les Montredon, d'autre
part.
Un compoix de 1580 mentionne que les habitants
de Roquefort reconnaissent tenir leurs terres en emphytéose perpétuelle de leur
deux co-seigneurs. En 1604, le compoix fait état du Sieur Delom et d'un membre
de la famille des Montredon qualifié de deuxième co-seigneur. Les Delom vont
s'installer durablement sur Roquefort, depuis le XVIe siècle jusqu'au XVIIIe
siècle. C est au cours du XVIIIe siècle que François Delom de Roquefort vendra
à la famille de Monteil la seigneurie de Roquerfort. Un compoix de 1759 attribue
aux de Monteil le 'Château vieux'. Parallèlement à l'autorité seigneuriale,
se met en place un pouvoir consulaire destiné à représenter la population roquefortoise,
le seigneur des lieux choisissant trois consuls parmi les six candidats proposes.
Au cours des XVII et XVIlle siècles, l'activité
économique est essentiellement liée à la culture de l'olivier et à l'élevage.
Les compoix cabalistiques recensent alors un important cheptel. Le XIXe siècle
sera marqué par la construction d'édifices majeurs qui vont contribuer à donner
à Roquefort son actuelle physionomie : église paroissiale et maison d'école.
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