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Vestiges du passé, de certes pas très lointain les trois
moulins en sentinelle sur une falaise abrupte rappèlent si besoin est ce que
fut la plaine de Roquefort il y a un peu plus de deux cents ans.
Des vignes certes il y en avait mais elles étaient plantées
dans les terrains arides, pentus et de superficie réduite. La plaine produisait
un blé de grande qualité et ce blé il fallait le moudre, les moulins furent
donc construits et l’on peut encore aujourd’hui retrouver les sentiers
empruntés par les ânes qui l’apportaient à la mouture, subsiste aussi encore le
sentier par le « trou du Galinat » raccourci que prenaient les meuniers pour aller au
moulin.
L’aire de vent était idéale pour faire tourner leurs grandes
ailes que n’aurait pas désavouées Cervantes.
Vous le voyageur lorsque vous serez par un matin d’hiver
tout près de ces moulins pourrez vous être insensibles à la mémoire du moulin
de maître Cornille et revoir le vieux meunier assis sur la pierre au soleil à
l’abri du vent. Vous entendrez peut-être encore le tintement des clochettes des
ânes arrivant sur la
falaise. Il est si beau parfois de rêver et de voir revivre
un passé à jamais révolu.
Puissiez-vous vestiges du passé rester longtemps encore les
témoins de nos origines.
E.C
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